Une belle claque !

Alors qu’est attendue la série « Top of the Lake« , de la réalisatrice Jane Campion, l’Australie semble devenir prolifique niveau séries TV… Perso, à part Hartley Coeurs à Vif, je n’avais jamais songé au fait que les australiens devaient eux aussi avoir leurs séries ! Et avec The Slap, ils ont tapé dans la qualité. De quoi se prendre une belle claque sur les 8 épisodes.

A partir d’un pitch simple  (un sale gosse se prend une claque lors d’un barbecue entre amis), c’est l’analyse de toute une société qu’on se prend en pleine face. Adaptée du roman du même nom écrit par Christos Tsiolkas en 2008, c’est Arte qui nous l’a offerte en France en septembre dernier. Et Arte a bien fait.

En plus on y retrouve quelques têtes connues : Melissa George (Rosie, la maman du giflé), qu’on a pu voir dans Grey’s Anatomy, Alex Dimitriades (Harry, le gifleur), l’un des héros du précédemment cité Hartley Coeurs à Vif (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… et encore connaissent-ils ?), Jonathan LaPaglia (Hector, chez qui la gifle arrive, pendant sa fête d’anniversaire), un peu moins connu mais quand vous verrez sa tête vous aurez l’impression de l’avoir déjà vu, vu que c’est le sosie de son frère Anthony, le Jack Malone qu’on ne présente plus… Citons aussi Sophie Lowe, qui interprétera Alice dans Once Upon a Time in Wonderland, le spin-off de Once Upon a Time…

The Slap, la série qui fout une claque !

Harry, Hector, Rosie et son fils, Aïcha

The Slap, ou comment une gifle peut révolutionner des vies… 

Chaque épisode nous donne une tranche de vie de chaque personnage, à partir de cette gifle, et durant les semaines qui suivent. Chaque vie suit son cours, mais chaque vie est chamboulée par ce micro-événement : Les couples se déchirent, les amis se fâchent, chacun étant obligé de prendre parti, chacun devant prendre une décision entre l’ami, la famille, et ses convictions profondes. La race humaine et son paradoxe y sont disséqués, les stéréotypes raciaux, générationnels, sociaux et culturels ne sont pas épargnés, et le reflet de la société qui s’y dévoile n’est finalement pas propre qu’à l’Australie… C’est certainement pour ça qu’on se retrouve à patater devant la série…!

Le parti pris de filmer les événements à travers le point de vue de chacun rend la complexité d’un événement à priori banal des plus saisissantes. L’interprétation des comédiens est des plus justes (à suivre impérativement en V.O bien entendu !) et Tony Ayres (le réalisateur NDLR) nous donne vraiment envie de lire le roman.

Je ne saurai donc que trop vous conseiller le visionnage de The Slap, d’autant qu’Arte nous propose encore le Replay, bon ok comme souvent il est en V.F, ce qui va à l’encontre de mes principes mais peut-être pas des vôtres alors enjoy ;-D

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15 réflexions sur “Une belle claque !

  1. filou49 dit :

    ah j’ai vu cette série cet été l’éditeur me l’avait envoyé avant qu’elle passe sur arte et vraiment j’ai adoré et j’en ai fait une critique très élogieuse chez moi le jour de sa diffusion sur arte …. une idée de départ ( tiré d’un roman tout aussi génial) super maligne et que je trouve moi contrairement aux coms parfaitement exploitée car très nuancée et qui laisse la parole à tout le monde… et effectivement retrouver l’acteur d’Hartley coeur à vif est la cerise sur le gateau :o)

  2. Caram' dit :

    Gniiiiiih ! Jonathan LaPaglia ! Je ne connaissais pas cette série, mais ce que tu nous en dit me donne envie de la voir ! Et en plus avec cet acteur (sept jours pour agir, j’adorais cette série !) je ne peux pas passer à côté ! Merci pour cette découverte, et super article ! ;D

  3. Anne dit :

    Je dois avouer que j’ai commencé à regarder la série sur arte et que j’ai abandonné après 4 épisodes. Je trouve l’idée de départ vraiment top mais ce que la série en fait m’a beaucoup déçue. J’ai trouvé les situations trop stéréotypées : est-ce que cela n’aurait pas plus de force que la mère du garçon giflé ne soit pas la mère qui l’allaite encore à 4 ans (là on fait vite un rapprochement malheureux = allaitement tardif = couvade = enfant insupportable). N’importe lequel des adultes aurait pu donner cette claque, pourquoi est-ce que cela doit être celui qui a été battu dans son enfance et qui a des tendances violentes dans la vie de tous les jours (ça retire sur le questionnement de base qui est « et moi comment aurais-je réagis », là il est difficile de s’identifier à l’auteur de la gifle). Le coup de la petite babysitter qui fait croire au viol, on tombe dans la série pour ado. Enfin voilà ça m’a déçu alors que je trouve l’idée de départ vraiment intéressante. Par contre je suis d’accord sur l’interprétation des acteurs qui est réussie.

    • desperatecouchpotatoe dit :

      Comme je disais les stéréotypes en prennent pour leur grade… Mais j’ai quand même trouvé le ton très juste, ça ne m’a pas plus dérangée que ça. Après tout ça reste de la fiction. J’ai vu des commentaires mitigés sur Twitter, du mien au tien, en tout cas une chose est sûre, la série ne laisse pas indifférent ! Merci pour la nuance !

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