Curieuse Maison de Poupées…

Dans la série des séries peu connues mais sympas, aujourd’hui j’ai envie de vous parler de DollHouse. J’ai trouvé cette série complètement par hasard sur un site de streaming aujourd’hui fermé, alors que j’étais en manque de nouveautés . Je me suis rapidement dit que j’étais bien tombée.

Déjà le pitch interpelle : Dollhouse est un laboratoire secret qui programme des êtres humains à effectuer diverses missions. Ah oui, je vous ai pas dit, c’est de la science fiction ! Les « actifs » comme ils les appellent se font donc programmer le cerveau pour mener à bien leurs missions. Mais quelles missions me direz-vous ? Et bien un peu de tout en fait, de la résolution d’un crime à la protection, en passant par la prostitution, l’accompagnement d’une veuve esseulée en mal de distraction, ou encore le souhait de revivre un moment avec quelqu’un. Et comment ils font tout ça ? Et bien les « actifs » sont des personnes condamnées pour on ne sait quel crime qui ont choisi de se faire effacer la mémoire pour devenir une poupée plutôt que de passer par la case procès. Ils se font à la place insérer la mémoire d’une personne créée de toutes pièces pour le bon déroulement de la mission. En gros on leur remplace le disque dur et c’est parti ! Mais l’héroïne, Echo, va subir des bugs de disque dur qui vont lui permettre de comprendre que quelque chose cloche… Et c’est parti pour la quête de l’identité passée, contrariée par les reprogrammations permanentes. Parallèlement, parce qu’il en faut un, il y a le flic qui a tout pigé mais que personne ne croit, le Mulder de service qui veut mettre à jour cette agence secrète. Et qui reçoit des courriers anonymes avec des photos d’Echo. Qui est-elle ? Qu’à t-elle fait pour arriver là ?  Quels sont les liens de Dollhouse avec les Hautes Sphères ? C’est tout ce que la première saison nous propose d’essayer de mettre à jour.

Echo

Dollhouse

Franchement c’est bien sympa. Chaque épisode tourne autour d’une mission d’Echo et de ses collègues poupées, avec la directrice de l’agence qui reçoit les clients et tente de garder son laboratoire secret, l’homme de mains con et flippant qui déteste Echo et se doute qu’il se passe quelque chose dans sa tête, l’agent de sécurité sympa mais qui doit cacher son jeu, le jeune scientifique chargé de la programmation tiraillé entre l’amour de la science et le bien-fondé de ce qu’on lui demande de faire, le flic qui mène son enquête sur Echo, les autres Doll qui se dérèglent aussi parfois, comme Alpha qui va réussir à s’enfuir non sans dégâts, et Echo elle-même qui passe d’un personnage à l’autre en subissant les flashs de sa vie passée.

L’interprète d’Echo, Eliza Dushku, fait parfaitement paraître tantôt la docilité de la poupée manipulée, tantôt les doutes de la personne qu’elle fût, mais aussi chaque nouvelle personnalité qu’on lui donne. Les personnages sont par ailleurs tous intéressants, même si j’ai trouvé le flic un peu fade.

Au-delà Dollhouse dérange car vient poser pas mal de questions. La traditionnelle quête d’identité, mais aussi les dérives de la science : à force de leur effacer la mémoire et leur en implanter de nouvelles, efface-t-on aussi leur âme ? L’angoisse du complot y refait aussi surface : à qui peut-on faire confiance (Trust No One ?!!) si le monde est truffé de personnalités programmées, qui est réel, qui ne l’est pas ? C’est à ces questions que le flic va être en proie… Et la question ultime bien entendu, reste sous-jacente : Qui sommes nous ?

A partir de la seconde et dernière saison, en ce qui me concerne, ça se gâte. Au premier épisode, on se retrouve sur un flash forward dans un monde à la dérive genre Armée des Douze Singes et l’intrigue change de sens… Alors j’ai arrêté de regarder. Je n’ai peut-être pas bien fait puisque contrairement à la première, cette saison a été apparemment encensée par la critique US. Malgré tout, la chaîne qui programmait Dollhouse (la Fox NDLR) a annulé la série en fin de saison 2, jugeant d’après Wikipedia la série trop difficile en termes de marketing. Il faut avouer que le trafic d’être humains et l’assouvissement des fantasmes sont des pentes savonneuses sur lesquelles la télévision, américaine de surcroît,  prend peu le risque de s’aventurer… Trop peu ?

En bref, je conseille Dollhouse, la première saison sans hésiter, pour la seconde je ne demande qu’à être convaincue pour m’y remettre ! Par vous peut-être ?

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4 réflexions sur “Curieuse Maison de Poupées…

  1. Polina dit :

    C’est marrant, j’en parlais justement hier avec des amis ! Cette série vaut franchement le détour même s’il faut s’accrocher aux premiers épisodes : on ne s’attache pas aux personnages (pour des raisons évidentes, ils changent tout le temps de personnalité), mais à partir du cinquième ça se mange comme des petits pains. Perso, j’ai adoré, et bien que je regrette profondément que la série n’ait pas eu de suite, le fait qu’elle ne dure que 2 saisons empêche les bavures traditionnelles du genre, où l’intérêt de l’histoire s’étiole au fil des saisons.

  2. pollys dit :

    Dollhouse c’est vraiment la série que la tv a ratée …ça passait sur m6 le soir .Eliza Dushku y montre son talent d’actrice au plus haut point . L’intrigue était très intéressante , dommage que ça n’ ai pas eu le succès escompté …

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