La trouille et le sens des priorités

Sereine, enfin. Après quelques jours de panique inutile mais incontrôlée. Les récits désastreux de ma remplaçante au boulot, les galères habituelles mais en pire. Tout dégringole dans ce bureau pourtant si accueillant, pauvres touristes, pauvre destination. La boule au ventre à l’idée d’y retourner bientôt, la culpabilité en plus de devoir laisser mon Mini à pas encore 3 mois, alors que le grand avait eu le droit à du rab. Et puis cette offre d’emploi, dans ma région, dans une structure que je connais bien, que je côtoie même. Dans le tourisme normalement tu bouges. Sauf que passé la trentaine, avec la maison sortie de terre il y a un an tout juste, et les enfants, et bah… tu bouges tout de suite moins. Et puis je n’ai plus vraiment envie de bouger. Et là paf, trois offres d’un coup dans le coin… Dont une vraiment dans mon profil. Non pas que je ne fasse pas la même chose ici, je suis même plus polyvalente ce qui pour la touche à tout que je suis convient très bien. Alors je postule ou pas ? Panique. Si je postule et que je n’ai pas d’entretien, la honte. En plus, ça va se savoir, entre nous on parle. Ou alors peut être pire, si je postule et que j’ai un entretien, comment je vais gérer ? Je n’en ai pas eu depuis 10 ans. La honte. Et encore pire, si je postule, que j’ai un entretien et qu’ils me prennent ? Qu’est ce que je dirai ? Oui ou non ?

Je crois que ce sera non, finalement. Le meilleur moyen de ne rien rater comme dit Homer Simpson, est de ne rien entreprendre. Je suis à un moment de ma vie où finalement je pense à tout sauf à travailler. Attention j’adore mon travail, c’est l’ambiance qui me mine. Je vais reprendre à 80 % pour au moins un an, j’aurai enfin un peu de temps en saison pour profiter de mes loulous, et si je me lance dans l’idée même de changer de taff, ce n’est même pas la peine d’espérer ce temps précieux, surtout avec de la route en plus (je travaille tout près de chez moi, encore un confort luxueux), et des galères d’organisation (les horaires restent, la distance s’allonge, et Monsieur n’a pas une profession compatible avec les horaires d’école et de crèche…). Elle est juste là ma priorité pour l’instant. Et c’est déjà un merveilleux projet.

Je postulerai peut être quand même, pour le fun, histoire de jouer encore un peu avec mes craintes de ne pas réussir et de réussir, entre manque de confiance et ego surdimensionné. Peut-être. Ou pas. Et ça, ça m’énerve.

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4 réflexions sur “La trouille et le sens des priorités

  1. Alice dit :

    En effet, il y a des moments où on aimerait aussi se tester mais il y a les priorités comme tu dis si bien…
    ton billet fait écho dans ma vie. Le capes oui, mais? jamais je ne mettrai sur la balance le temps précieux à voir pousser mes fils.

  2. tequi dit :

    Je comprends tellement ta situation !!! Entre le confort de la situation et l’envie de voir autre chose, mais peut être pas… la frilosité d’aller voir ailleurs… je retiens la citation d’Homer, je l’adore ! ❤ Courage ma poulette !

  3. Alice Aiko dit :

    oh la la le boulot quel galère….j’en parlais sur mon blog….moi je souhaite changer car la situation est vraiment trop pénible mais après 7 entretiens dans 6 entreprises toujours rien…c’est dur…

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