La fin d’un allaitement…

Ce matin j’ai soigneusement nettoyé le bloc moteur de mon tire-lait, soigneusement rangé le tout avec son câble d’alimentation dans la sacoche, puis dans le carton, ajouté le chèque de paiement de sa location, et embarqué le tout à la poste pour le renvoyer. Tout ça la boule au ventre. Non pas que j’avais envisagé un allaitement long, mais j’aurai préféré choisir.

J’ai allaité Petit Monsieur 8 mois et demi, sans pression, avec un objectif de départ de suivre bêtement les conseils de l’OMS, si toutefois la lactation suivait. Et lucky me, elle a bien suivi. Du coup j’ai continué tranquillement, le matin et le soir, puis le week-end, avec introduction du lait en poudre vers 4 mois au cas où la source viendrait à se tarir avec la reprise du travail. J’ai arrêté progressivement, Petit Monsieur semblait synchro avec l’idée et tout s’est fait naturellement. Peut être parce inconsciemment je pensais que j’allaiterais un jour de nouveau ?

Quand tout se passe bien la première foi, on se dit que la seconde va suivre. Et ça s’est plutôt vérifié avec Mini Monsieur. Je l’ai donc allaité exclusivement pendant six mois, la location du tire-lait électrique m’aidant pas mal à faire des stocks pour la crèche après la reprise du travail. Le lait en poudre a été introduit vers six mois, sans problème, d’abord avec des céréales légumes le soir, Mini Monsieur déjà assez gourmand. Ce biberon du soir avec céréales est vite devenu indispensable pour éviter des réveils nocturnes réellement liés à la faim. J’ai donc dû laisser tomber la tétée du soir, au profit de ce biberon avec complément. Tirer son lait le soir, ça fait vite diminuer la quantité de lait produite… Tirer son lait le midi, avec le boulot est vite devenu difficile, entre les déplacements (le tire lait sur la pause dej’ dans la bagnole, pas top, le tire-lait dans les toilettes du centre de congrès, moyen aussi, le tire lait à la maison le midi entre table et la préparation du repas, dangereux, et avant ou après, ça donnait une reprise en retard…). Tirer son lait le matin, ça allait, jusqu’à ce que le réveil de Mini Monsieur soit synchro avec le mien. Bref, tout pour plaire ! Et puis il y a eu le fameux mal de dos. Une semaine sous anti inflammatoires, dix jours sous antalgiques, dix jours à jeter tout le lait que je tirais, et à l’arrivée une diminution record de la collecte. Plusieurs jours pour remplir un bib. Tout ça pour avoir toujours mal au dos. Merci aspro. Mini Monsieur a repris le sein sans problème, mais impatient de constater que la montée de lait n’était plus si rapide, il a commencé à pester. Pour finir par refuser en bloc tout téton à sa portée. Il a choisi, finalement, mais par la force des choses. Moi qui me faisais à l’idée d’un sevrage progressif comme pour son frère, ça a été un peu brutal. Et puis il y a ce sentiment de gâchis, avec ce mal de dos qui continue.

LOL

Non pas que je comptais sur un allaitement long, je ne suis pas fan des gamins de 3 ans qui déboulent en tirant sur le T-shirt de leur mère pour tétouiller à toute heure du jour ou de la nuit sous les yeux transis d’une maman qui clame haut et fort que c’est plus naturel (oui ok, le lait maternel c’est bon pour la santé, et encore, le lait en poudre c’est très bien aussi, mais passé un certain âge c’est comme le biberon ou la tétine, on s’en sépare ! Le sein comme objet transitionnel, peut mieux faire, non ? ^^ Après ça les regarde, mais moi je n’aurais pas aimé.) Mais 12 mois par exemple, je l’aurais bien tenté. Enfin, il aura eu la même durée que son frère, à deux semaines près, et un allaitement exclusif un peu plus long. C’était fatiguant, parfois pénible, surtout cette impression d’être une bonne laitière avec la trayeuse… Ce qui m’attriste surtout c’est de me dire que ça n’arrivera certainement plus. Donc dire qu’on allaite aussi pour soi, c’est pas faux. Le côté érogène, je ne l’ai jamais vraiment capté, mais ce sentiment d’être utile à son enfant, de le nourrir au sens animal du terme, de servir à quelque chose pour lui, pour moi c’était important. Une certaine prolongation du lien unique hérité de la grossesse. Une nouvelle étape dans le cisaillement du cordon. Toutes ses premières fois qui seront nos dernières… Un nouveau baby blues.

Bon après il va y avoir des avantages aussi ! Au moins je vais profiter des apéros de l’été ! Mais il va falloir surveiller sa ligne, qui comme par magie avec cet allaitement là se portait à merveille (pas au premier, mais là, juste magique !). Je vais peut être aussi retenter un cure d’anti-inflammatoires du coup ! Sait-on jamais, si cette fois ça pouvait marcher ! Et puis sinon, j’ai toujours le tire lait manuel, je peux toujours continuer à tirer mes 50 ml par jour pour remplir des flacons et les mettre au congèl’. Mais peut être aussi d’un autre côté qu’il faut lâcher prise, et laisser faire les choses.

Et toi, tu as allaité ? Ça a été comment le sevrage ? Choisi par toi, par bébé, par la nature, la force des choses ?

A bientôt !

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3 réflexions sur “La fin d’un allaitement…

  1. Carole dit :

    Je travaille dans la petite enfance et je suis en contact avec des mamans qui allaitent. Le sevrage est plus ou moins bien vécu. On n’a pas toujours le choix. Bon courage. Carole

    • desperatecouchpotatoe dit :

      Merci ! Je crois que c’est surtout ça, le fait de ne pas avoir vraiment choisi qui me perturbe. Mais je ne vais pas m’en plaindre, certaines voudraient allaiter et ne peuvent pas dès le début, et d’autres le font à contre cœur. encore un cap à passer !

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