Angers la belle…

Je vous avais promis un carnet de voyage sur mes vacances, non ? Je vous ai dit que nous étions sur l’île d’Oléron, mais pour un voyage plus cool pour un Mini énervé en voiture, nous avons opté pour un voyage en deux fois, et notre point de chute pour la soirée était Angers. De cette ville nous gardions de notre premier passage un centre commercial alors Monsieur a dit « T’es sûre ? « . Comme nous avions prévu un arrête au Zoo de la Flèche j’ai d’abord cherché sur le Mans, mais la Flèche est plus bas donc ça nous faisait remonter, donc Angers semblait plus adaptée…Après quelques blagues foireuses en bons fans d’Oasis sur « Don’t look back in anger » genre on y va mais on ne se retourne pas (oui nous avons un humour 000000000000000000000000000000000000foireux à la maison), j’ai répondu « Mais oui, il y  a un beau château » et on a réservé un hôtel en centre ville. En plein centre ville. Avec un parking juste en -dessous, gratuit la nuit, donc assez stratégique. Ce qui nous permis le lendemain matin une visite éclair de la ville…

Le centre ville d’Angers est très agréable, larges rues plus ou moins piétonnes, une superbe place avec un théâtre, des terrasses et des restos, et plus haut le cœur historique de la ville. L’imposante cathédrale saint-Maurice, impressionnante à tous points de vue, l’abbatiale Toussaint et sa galerie David d’Angers, les vieilles maisons à pan de bois (chères à une ancienne rouennaise comme moi !), les vestiges de la muraille, et le château d’Angers, un patrimoine si riche sur quelques centaines de mètres que nous nous sommes laissés tenter par la visite en petit train touristique, bon moyen pour découvrir une ville quand on a peu de temps.

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Et là on découvre les quartiers qu’on n’aurait jamais arpenté à pieds, donc finalement on en explore bien plus ! Le patrimoine et l’histoire d’Angers sont d’une richesse insoupçonnée et cette balade de 45 minutes en donne qu’une envie, en découvrir plus. C’est vraiment une belle ville ! Voir la cathédrale d’en bas la montre encore plus imposante qu’à son pied. Les anecdotes qui ponctuent la visite la rendent plus intéressante, avouons-le, c’est toujours ce qui reste d’une visite guidée, et c’est une guide qui vous parle !

Le petit plus pour les férus de réseaux sociaux et autres instagramers comme moi, c’est le petit cadre #angersémoi que vous pouvez vous procurer dans les lieux touristiques de la ville, et qui vous permettra de prendre des photos rigolotes à publier avec le hashtag. Du selfie made in Angers à la cathédrale encadrée il y a vraiment de quoi faire en s’amusant !

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Cathédrale saint-Maurice version #angerémoi

Bref une chose est sûre, nous retournerons à Angers ! Ne serait-ce que pour admirer la fameuse tapisserie de l’Apocalypse qui se trouve exposée dans le château, voir le son et lumières dudit château, et bien évidemment pour parcourir un peu les vignobles, avec dégustation bien sûr !

Pratique :

Office de Tourisme Angers Loire Métropole 
Un super Office de Tourisme en passant qui fait pâlir la pro du tourisme que je suis…

7 place Kennedy
BP 15157 – 49051 Angers cedex
Tél.: +33 2 41 23 50 00
accueil@angersloiretourisme.com
Déformation professionnelle, je visite toujours les offices de tourisme ! celui d'Angers est assez top... @desperatecouchpotatoe

Déformation professionnelle, je visite toujours les offices de tourisme ! celui d’Angers est assez top… @desperatecouchpotatoe

 

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Une après-midi au Zoo… Le Zoo de la Flèche

Quand j’ai dit à Petit Monsieur qu’on allait visiter le Zoo d’une Saison au Zoo – son émission fétiche avec Fort Boyard – sur la route des vacances, il a sauté de joie. Dire qu’en plus notre destination après cette pause était Boyardville, imaginez pour lui les vacances de rêve…

Si tu me lis depuis un moment, tu sais que chez nous les zoos c’est un peu une  habitude. On ne va pas refaire le débat sur la captivité des animaux, même si je sais être critique à ce sujet la plupart des zoos que j’ai visités sont de la génération respectueuse et œuvrant pour la sauvegarde et la reproduction des espèces. Et tout le monde sait qu’une espèce qui se reproduit est une espèce qui vit correctement, même en captivité. On sera tous d’accord pour dire qu’évoluer dans son milieu naturel est le mieux pour les animaux, mais je reste une visiteuse de zoos, surtout quand ils y sont bien traités. Et à quelques exceptions près (les ours par exemple), sur la plupart des zoos que j’ai vus, ils semblaient bien traités.

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C’est le cas à la Flèche. Le Zoo le plus médiatisé de France grâce à l’émission Une Saison au Zoo  sait en effet comme le montre le programme bien s’occuper de ses hôtes, même au détriment de ses visiteurs, et je trouve ça plutôt pas mal. J’en ai vu en effet en cette journée très chaude se plaindre qu’on ne voyait pas assez les animaux. Mais c’est plutôt bien je trouve, de savoir qu’eux aussi ont le droit à des cachettes ombragées pour leur bien être mais aussi pour se cacher du public.

Et c’est un chouette Zoo ! Les allées et la déambulation sont agréables, tout est nickel chrome, on circule aussi bien à pied qu’en poussette, des aires de détente permettent de pique-niquer sans utiliser les restaurants du zoo, qui au demeurant s’intègrent bien dans l’espace à l’instar des snacks parcs d’attraction qu’on a l’habitude de voir. Le Zoo n’est pas gigantesque, on y passe donc une après-midi sans frustration de ne pas avoir « tout vu », mais il y a aussi de quoi y passer la journée sans problème avec les goûters de certains animaux, et les traditionnels spectacles d’otaries et rapaces, voire plusieurs jours car des animations type « immersions » sont p^proposées. Vous pouvez ainsi devenir soigneur d’un jour en intégrant l’équipe, ou même dormir sur place dans des lodges avec vue sur différents espaces du parc. Les animaux ont l’air de s’y plaire, déjà ils sont de l’espace car c’est un zoo moderne. Il y a d’ailleurs pas mal de naissances enregistrées, ce qui est généralement un signe que les animaux vivent bien. Une journée chaude comme celle-ci, évidemment pas mal de félins étaient cachés en sieste, et pourtant, qui ont accueilli des petits récemment nous ont permis de belles photos de famille.

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Mon seul bémol, l’ours polaire qui comme à la Palmyre et comme l’ours brun de Beauval, tourne en rond. La stéréotypie, cette pathologie propre aux animaux victimes d’ennui et cloisonnés, se répercute ici comme ailleurs… Il a pourtant beaucoup d’espace que dans les deux autres, mais force est de constater que la captivité ne réussit pas ours. Il n’y a qu’à Cerza que j’avais vu un grizzly qui semblait peinard. Les ours bruns de La Flèche aussi y semblent assez bien, et pour cause leur espace (surplombé d’ailleurs par un des lodges) est assez naturel: dénivelé , roche, plan d’eau avec cascade et espace boisé… Quand l’Ours polaire a certes un grand bois mais comme plan d’eau une piscine vitrée qui donne sur des gradins où le public peut l’observer à loisir, on comprend vite pourquoi l’un se plaît et l’autre non… Les ours sont des chasseurs et les polaires peuvent parcourir des kilomètres chaque jour, c’est assez facile de comprendre en quoi la captivité peut leur faire péter un plomb. Alors sans refaire le débat sur les zoos, je serais plutôt pour qu’on en exclue les ours, suite à ces différentes expériences de visite…

Assez sympa pour les enfants qui connaissent l’émission, voir les soigneurs qu’ils voient à la télé. Si Petit Monsieur n’en a reconnu aucun, j’ai vu un petit garçon les yeux plein d’étoiles en faisant signer son autographe ! Par contre, Petit Monsieur a apprécié de voir les caméras de l’émission et n’en sera que plus assidu quand il regardera la prochaine saison ! D’ailleurs si vous voyez à l’écran une maman galérer pour attraper un bébé qui court partout en hurlant, il y a des chances que ce soit moi attrapant Mini Monsieur, qui évidemment ravi de découvrir tous ces animaux avait un mal fou à remonter dans sa poussette…

Verdict, le Zoo de la Flèche est à voir, agréable, de taille raisonnable, propre et bien aménagé, ce qui le place en deuxième après la Palmyre dans mon Top Zoos !

Et toi alors tu connais, tu as aimé ? Dis moi tout ! A bientôt pour la suite de mon récit de vacances !

Shamrock, un joli jardin en Normandie

La Normandie est la région française la plus connue au monde en tant que telle, à tel point que son nom est devenu une marque. Parmi ses attraits, outre les richesses culturelles du Mont Saint Michel, de Rouen et de Caen (pas de jaloux !!), et des Plages du Débarquement, gastronomiques avec pas moins de 13 AOC, la thématique nature n’est pas en reste. Et au sein de cette thématique, on y compte une multitude de jardins, tous plus intéressants les uns que les autres. Je vous propose de vous en faire découvrir un…

Dans ce petit coin littoral, un village écrin nommé Varengeville-sur-mer attire chaque année nombre de visiteurs. Une église à flanc de falaise qui domine la Manche, une vue imprenable qu’à choisi le peinrte Georges Braque comme dernière demeure, après avoir tenu villégiature dans le bourg de nombreuses années (il signa d’ailleurs les vitraux de cette église, visitée chaque jour par des centaines de touristes, mais aussi d’une plus petit chapelle un peu plus loin, moins célèbre mais non moins intéressante), un Manoir Renaissance qui abrite l’un des plus beaux pigeonniers de France, et de magnifiques jardins. Si l’on se presse pour voir le célèbre Bois des Moutiers, le plus célèbre, on pourra découvrir sur réservation le Vasterival créé par la princesse norvégienne Greta Sturza, et s’aventurer lors de journées portes ouvertes de plus petits espaces privés ouverts au public de manière exceptionnelle. Vous l’aurez compris, Varengeville, c’est le paradis des jardins.

Dans cette liste, j’ai volontairement omis le jardin Shamrock, pour la simple et bonne raison que c’est celui-ci que je vous invite à découvrir dans les lignes qui suivent.

Shamrock abrite la collection nationale d’Hydrangeas. Ce qui représente une des plus grandes collections d’Europe !

Si comme moi tu ne t’y connais pas en botanique, tu dois te demander ce que ça veut dire Hydrangeas. Et bien pour vulgariser, ce sont ni plus ni moins des Hortensias, avec quelques subtilités qui différencient les deux espèces. Alors tu vas me dire, des Hortensias, on en voit partout, et d’autant plus dans ce village de Varengeville, si tu t’y promènes tu verras…

Oui mais voilà, à Shamrock, tu vas en voir une palette hallucinante, avec 1200 espèces différentes, provenant du monde entier. Cette collection, Corinne Mallet l’a débutée en 1984. Une passion qui la conduira à ouvrir son jardin à la visite en 1992, et même à rédiger autres ouvrages sur le sujet. Cette passion, elle la partage aussi avec les visiteurs, très disponible avec son mari pour répondre à toutes les questions à l’issue de la visite. Une visite qui s’étend sur deux hectares, (accessibles assez facilement en poussette – et pas trop long pour une visite avec enfants en bas âge) plan à la main, où l’on se laisse guider par les couleurs et les particularités des espèces d’un massif à l’autre.

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Je n’imaginais pas qu’une même espèce puisse détenir autant de « modèles » ! De l’Hortensia que l’on connaît, rose ou bleu, et dont le bleu redevient bien souvent rose au bout d’un moment, en réalité espèce hybride de l’hydrangea classique à des espèces à bouquets plats ou ronds, du rose éclatant au violet foncé, parfois même de deux couleurs, en passant par le bleu ciel et le blanc immaculé, on en prend plein les yeux, qu’on s’y connaisse en botanique ou non. Un vrai plaisir pour les yeux, un bon moment de balade, et un beau partage de connaissance de la part des propriétaires.

Alors évidemment comme toute fleur, il y a une saison plus propice, selon la météo. Je conseillerai entre mi juillet et mi août, pour profiter de la meilleure floraison. Mais en bonne science inexacte, la botanique dépend aussi des conditions météo du début de saison. Cette année avec pluie et soleil au bon moment, le milieu de l’été était parfait. De toute façon le parc n’ouvre que du 15 juin au 30 septembre, vous êtes donc assurés d’y trouver des fleurs, mais l’explosion est plus présente en plein été.

Pratique :

Collection Shamrock – Route du Manoir d’Ango

76119 Varengeville sur Mer
Tarifs : 8 €  du 15 juillet au 15 août ; 7 € le reste de la saison – Gratuit moins de 15 ans
Visites guidées pour les groupes (10 €/ pers.)
Tél. : 02.35.85.14.64
www.hortensias-hydrangea.com

 

Une journée parmi les Bisons… en Normandie

Il est un coin en Normandie, où l’on se croirait en Amérique, l’Amérique des grands espaces, des cow-boys et de la Country Music… Ce petit coin se trouve à Muchedent, en Seine-Maritime, et abrite le plus grand élevage de Bisons canadiens d’Europe. Et si vous allez dans ce coin là, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller y passer un moment en famille !

Nous sommes arrivés en fin de matinée, pour un apéritif en terrasse, avec vue sur la vallée de la Varenne et les kayaks qui la descendent. Des kayaks que vous pouvez louer sur place pour une descente tranquille sur quelques kilomètres, puis un retour à vélo par la route, une formule très sympa à tester la prochaine fois !

Nous avons ensuite pu déguster la production de l’élevage au restaurant du domaine. Car Rêve de Bisons, c’est comme ça que les lieux se nomment, n’est pas qu’un site de visite et de loisirs, c’est aussi un site de production et de restauration. J’ai pris un plat de bison mijoté à la bière, un vrai régal. La carte propose du bison sous toutes ses formes, de la charcuterie pour l’entrée, à la belle entrecôte pour les gourmands. Le menu enfant propose le steak haché ou hamburger frites. Et vous pouvez y aller sans scrupules, car la viande de bison est beaucoup moins calorique que le bœuf ! Le restaurant nous plonge direct dans l’ambiance. C’est un bâtiment bois surmonté d’un tipi, à la déco intérieure très « trappeur canadien » : têtes et peaux de bison, peaux de loups et d’ours, castors et ratons-laveurs empaillés, totems d’indiens, et tout en bois. L’accent québécois te viendrait tout seul, tabernacle !

Après une digestion tranquille à l’ombre d’un tipi installée à l’entrée du restaurant et un petit tour, nous avons pris place pour la visite de 15h30, à bord de grosses remorques tirées par des jeeps militaires, en compagnie de notre guide. Après une longue montée secouante, qui a fait se tordre de rire mon Mini Monsieur (car oui, à Rêve de Bisons, mon bébé de 10 mois en poussette a pu lui aussi profiter du spectacle), nous pénétrons dans le domaine. Un troupeau de 300 têtes, en pleine période de rut (là on fait moins les malins, surtout quand le guide te dresse le tour d’horizon du nombre d’accidents recensés outre Atlantique dans les élevages…), que nous allons traverser avant un arrêt en hauteur pour les explications, non dénuées d’humour, de notre guide. Là j’en ai appris un rayon sur les Bisons, une des espèces animales les plus intelligentes (comprendre qu’en gros, à lui, tu ne la lui fais pas !). Et le guide sait de quoi il parle, parce qu’en plus de faire visiter le domaine, l’équipe sur place semble hyper polyvalente, passant du service en restaurant  à la boutique, à la boucherie où ils te donneront des conseils de cuisson, celui-là en l’occurrence travaillant aussi à l’élevage et aux soins du troupeau toute l’année. Après les Bisons, c’est l’espace dédié aux cervidés que l’on découvre de tout près. Cerfs, biches, faons, daims, des bestioles beaucoup moins intelligentes avons nous appris, mais non moins belles, quoiqu’elles prennent plaisir à se rouler dans la boue !

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Bref, une visite d’une heure et demie, dans un domaine vallonné et verdoyant, agrémenté de commentaires très intéressants, et au retour une vue plongeante sur la vallée à couper le souffle ! Après la visite, passage obligé par la boucherie pour ramener quelques steaks et une terrine maison. Une journée vraiment très sympa, avec un Petit Monsieur ravi d’avoir vu des zombies (va savoir pourquoi il a décidé de prononcer le mot en verlan toute la journée ce que ne fut pas sans nous faire rire à chaque fois).

Et c’est pas fini ! Parce que moi j’y ai passé la journée, mais tu peux si tu veux y passer tout le week-end ! A la roots, dans des tipis à même le sol avec ton sac de couchage, ou dans les Tipi-hôtels tout confort. Ajoute à cela les activités kayak et VTT, le village de Muchedent et la vallée de la Varenne qui sont charmants, et les soirées country organisées au restaurant tout l’été, je suis sûre que toi aussi tu as envie de tester ! Alors n’hésite pas, en tout cas nous, on valide !

Pratique :

Rêve de Bisons
Le Prieuré du Bois de la Belle
76590 MUCHEDENT

11€ /adulte
8€ /enfant de 5 à 10 ans
Gratuit pour les moins de 5 ans accompagnés d’un adulte
Restaurant  : à la carte, de 14 à 24 € pour les plats

Tél.: 02 35 04 15 04 ou 02 35 85 85 88
Mail: info@revedebisons.com
Site : www.revedebisons.com

J’ai testé pour vous… Le Panorama XXL de Rouen

A quoi ça sert de recevoir des invitations VIP pour découvrir un site en avant première si je ne t’en parle pas sur mon blog ? C’est vrai j’aurais pu  te le présenter moi aussi en avant première, ça aurait eu de la gueule, mais j’ai juste un peu oublié… Dire qu’en prenant mes photos je pensais déjà à t’en parler ! Enfin bref mieux vaut tard que jamais, et c’est encore tout frais puisque ça a ouvert le 20 décembre. Quoi donc ça me direz-vous ? Et bien le Panorama XXL, une première en France, oui Monsieur ! Et moi je l’ai visité avant, nananèèèère (oui Madame, j’ai mes entrées) !

Au cas où je ne te l’aurais pas encore dit, Rouen c’est The Place To Be (et oui elle est repartie pour te saouler avec sa capitale de la Normandie)… Donc quel meilleur endroit pour y caser le premier Panorama XXL de France ? Quoi que c’est que ça le Panorama XXL ?

Et bien c’est un lieu (unique en France, je te l’ai dit ?) qui comme son nom l’indique t’offre un panorama géant. Oui mais encore ? Un panorama géant donc, et qui plus est à 360°. C’est l’artiste austro-allemand Yadegar Asisi qui a créé ce concept de plus grand panorama 360° au monde (35 m de hauteur pour 34 m de diamètre, s’il vous plaît!) en 2003, qu’il a décliné à Leipzig, Dresde et Berlin, et qu’il exporte maintenant à Rouen. Un travail scientifique et artistique basé sur des recherches approfondies tant documentaires que sur terrain (esquisses, dessins, photos) lui permet de réaliser un story-board auquel il va ensuite donner vie par la photographie, avec des figurants et éléments de décor retravaillés ensuite en numérique. Les images sont ensuite imprimées sur des panneaux-toiles de 3 m sur 32, installés dans la structure architecturale, un bâtiment léger (comprendre démontable) qui pourrait être déplacé à l’avenir. Un système sonore et l’éclairage (séquences de jour et de nuit) viennent enfin compléter l’oeuvre.

Le premier panorama accueilli à Rouen est « Rome 312 », une plongée dans la Rome antique à son apogée, représentant l’entrée dans la ville de l’Empereur Constantin après sa victoire contre Maxence en 312 après J.C. On découvre alors la Rome antique de notre imaginaire collectif, ses nombreux temples et bâtiments publics représentatifs de l’architecture romaine, dont certaines ruines témoignent encore sur place aujourd’hui.

Avant de pénétrer dans la rotonde, un film puis une exposition sur le travail de l’artiste, dont on peut voir les différentes moutures, puis un dédale de couloirs qui fait perdre tout repère sur l’endroit où on se trouve. Ce qui conforte cette impression d’être tout petit quand on pénètre au cœur de l’oeuvre.

Le résultat ? Tout simplement bluffant ! Le génie d’Asisi est son travail de la perspective. Je m’explique : du bas de la rotonde, tu vois une fresque de ton point de vue de petit bonhomme tout en bas, avec la perspective des bâtiments lointains. Du haut de la plateforme, tu te retrouves juste en face de ces mêmes bâtiments, et tu les vois beaucoup plus gros. Comme dans la réalité. Tout simplement hallucinant. Quand tu te promènes autour du panorama, les sons changent selon l’endroit où tu te trouves. Sans aucune superposition ni cacophonie. Et les jeux de lumière font changer l’atmosphère jour / nuit à tel point qu’on s’y croirait.

Bref, tu l’auras compris, je valide. Même si je t’avouerais que je n’ai pas pu en profiter pleinement, vertige oblige, qui m’a empêché de m’approcher des rambardes sur les différents niveaux de la plateforme. En tout cas c’est vraiment à voir (tu vas en avoir des choses à faire quand tu iras à Rouen !). Petit hic, le prix, je trouve que 9.50 € c’est pas donné. Mais il est vrai qu’en y allant avec des jumelles, et en profitant des commentaires des médiateurs présents sur place, on aura vite fait d’y passer des heures et ainsi de rentabiliser l’entrée ! Et puis une première en France, j’imagine que ça se paye !

Le panorama Rome 312 sera visible jusqu’en septembre 2015, puis laissera place à celui sur l’Amazonie (pour lequel munis de jumelles il est dit qu’on pourra observer des détails tels que des chenilles sur les branches !) exposé lui jusqu’en mars 2016, avant le plus attendu pour lequel l’agglomération a passé commande à Yadegar Asisi, à savoir celui du Rouen Gothique…


Pratique
:

Panorama XXL
Quai de Boisguilbert
76000 ROUEN
Tél. : 02 35 52 95 29
informations@panoramaxxl.com
www.panoramaxxl.com

Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h du 1er octobre au 30 avril
et de 10h à 19h du 2 mai au 30 septembre
Visites guidées, visites groupes, scolaires et ateliers (consulter le site)

Tarifs :  9.50 € tarif plein et 6.50 € tarif réduit
(gratuit moins de 6 ans – tarifs groupes et familles)

Escapade autour des châteaux de la Loire – Episode 4 – Le Zoo Parc de Beauval

Quand on part pour un week-end culturel avec des enfants, il faut évidemment penser à la journée kids. Pour ce séjour châteaux de la Loire, le zoo de Beauval, à Saint Aignan sur Cher était tout trouvé. Classé parmi les 15 plus beaux zoos du monde (classement Forbes Traveler – perso, j’ai essayé de retrouver le classement complet sur le net pour savoir à quelle place, une vraie galère, j’ai laissé tomber…), et on finit par le savoir vu que le matraquage com le rappelle à tout va, c’est évidemment un incontournable quand on passe dans la région.

Je connaissais Beauval pour y avoir mis les pieds il y a un bail en sortie familiale. Je me souvenais alors d’un zoo qui ne paye pas de mine de l’extérieur mais gigantesque à l’intérieur, avec une multitude d’espèces et des spectacles de qualité. Rien n’à voir avec le zoo-parc d’aujourd’hui.

Depuis l’arrivée des Pandas chinois, l’Europe, voire le monde entier se presse ici pour admirer ces beaux nounours. Dès l’arrivée Beauval annonce la couleur avec un parking géant, mais ça on ne peut pas leur en vouloir, vu le peuple il fallait au moins ça. A l’entrée, toujours en couleurs (bien vives d’ailleurs), on craint de pénétrer dans ce que je craignais, à savoir un immense parc d’attractions… De quoi renforcer le scepticisme des adeptes de zoos comme moi (voir ici mes commentaires sur Thoiry)… Et puis une fois à l’intérieur, la foule n’était pas si dense, et l’environnement pas si désagréable !

Beauval est en effet un joli zoo. Côté espèces ils font vraiment fort : outre les Pandas, et ce malgré un aplatissement pathétique devant l’empire du soleil levant, espace à la gloire de la Chine (on se souvient des discussions diplomatiques pour obtenir l’accord du résident chinois, et de l’arrivée des Pandas en grande pompe en 2012, après un voyage en Boeing décoré pour l’occasion), vous retrouverez des koalas, tigres blancs, une multitude d’oiseaux, un vivarium, bref quasiment tous les animaux qu’il est donné à un zoo d’accueillir.

Côté attractions, pas contre, parce que c’est finalement bien de cela dont il s’agit, on tombe vite dans le Disneyland… des enregistrements informatifs qui passent en boucle sur certaines espèces, ok, des séances nourrissage avec les soigneurs, super, des spectacles d’otaries et de volatiles, malgré la foule qui se presse dans les gradins passe encore… Les stands de restauration, ça commence à pêcher… Sous couvert de la protection des espèces comme quasiment tous les zoos d’aujourd’hui, on nous rabat les yeux avec des panneaux mentionnant la non utilisation de l’huile de palme pour protéger l’Oran-Outang de Bornéo, et l’usine de méthanisation pour un traitement biologique des déchets du zoo,… Ok. Alors pourquoi ils ne servent que des hamburgers frites et autres cochonneries dont je soupçonne que l’huile de palme soit remplacée par des graisses hydrogénées ? Pas un seul producteur local représenté, pas de plat traditionnel, même pas dans un seul des six restos (à noter, les pique-nique ne sont autorisés qu’à la sortie…) ! Je sais qu’on ne va pas au zoo pour manger, mais un jambon beurre façon terroir, c’est tout même plus sympa qu’un hot-dog industriel !

Côté protection des espèces, puisque c’est aujourd’hui l’argument de vente des zoos de France et de Navarre, j’ai aussi noté un petit hic… Si les Pandas bénéficient d’un environnement au top, les installations d’autres espèces laissent à désirer. Les Ours par exemple, plus volumineux que leurs congénères noirs et blancs, semblent un peu à l’étroit, si bien que l’un d’entre eux souffre de stéréotypie (si vous avez visité La Palmyre, un des Ours Polaires souffre du même syndrome), c’est à dire une répétition des mêmes gestes par ennui. celui-là en l’occurrence tourne en rond sur une infime surface. Triste à voir… En outre certes la volière, certainement récente, est vaste, mais le chemin qui y mène est bordé de cages exiguës où évoluent des oiseaux de toute beauté.

L’infrastructure à côté ne cesse de s’agrandir. Zoo-Parc est en effet l’appellation adéquate, car il faut compter la journée pour tout voir, deux jours même ne doivent pas être de trop puisque le forfait existe… Sortie famille par excellence, il faudrait tout de même veiller un jour à limiter l’extension, car pour mon loulou de quatre ans, l’épopée jusqu’aux Pandas et aux Tigres fut longue… Enfin, ça leur donnera sûrement l’occasion de louer des poussettes un jour histoire de faire fructifier un peu plus le zoo… puisqu’il est désormais affublé d’un hôtel 3 étoiles avec spa et piscine…

Voilà ce que retiens de Beauval, par rapport à la jolie surprise d’il y a une quinzaine d’années… un bilan mitigé. Un zoo au cœur du paradoxe de son objet, qui s’est laissé déborder par sa notoriété, s’adaptant à la surfréquentation d’une part, mais tentant d’autre part d’en proposer toujours plus. J’ose espérer que l’objectif de protection des animaux y est toujours une priorité, et vu le nombre de naissances, signe que les animaux se sentent bien, ils sont encore dans les clous. Mais le franchissement de la barrière avec le côté obscur qui naît du flirt avec l’appât du profit ne semble malheureusement pas loin.  Mais je vous le conseille tout de même, parce que ça vaut le détour, pour en prendre plein les yeux mais ne serait-ce aussi que pour vois faire votre propre avis. Une chose est sûre, n’y allez pas en pleine saison, avec le monde ça doit être la queue sans arrêt…

Il n’en reste pas moins que le zoo de Beauval est en effet certainement l’un des plus beaux du monde. Mais ce n’est pas l’infrastructure qui fait la beauté des lieux, plutôt le miracle de la nature et cette faune magnifique qui peuple le monde, et que j’espère ce genre de lieu contribuera à sauver, dans le respect, tout en émerveillant nos petits bouts de chou. Parce que comme dirait mon fils, « tu sais maman, les Pandas si on ne les protège pas, il n’y en aura plus du tout ! »

Bilan je préfère encore et toujours La Palmyre ! Et vous, votre zoo préféré ?

Pratique:

Zoo-Parc de Beauval
41110 Saint Aignan sur Cher
Tél. : 02.54.75.50.00 
www.zoobeauval.com
Labellisé Tourisme et Handicap (moteur et mental)

Ouvert tous les jours, toute l’année de 9h à la tombée de la nuit
26 € par adulte
20 € par enfant
Gratuit moins de 3 ans


En com ils sont très bons !

Tous à la Foire !

Si la Foire de la Saint Antoine, appelée aussi Foire au Pain d’Epices n’est plus connue aujourd’hui que sous le nom de Foire du Trône, Saint Romain a tenu bon pour l’appellation de la traditionnelle Foire de Rouen. Dans les Foires mythiques en effet, la Foire Saint Romain est la seconde de France en termes de taille, après sa voisine parisienne, ce qui en fait également l’une des plus grandes d’Europe.

Un peu d’Histoire…
Autrefois appelée Foire du Pardon, elle remonte XIème siècle, quand les reliques de Saint Romain furent installées dans la cathédrale de Rouen avec les restes de la Gargouille qu’il avait combattue. Vous ne connaissez pas la légende ? Je vous la raconte : La Gargouille, c’était THE monstre qui terrorisait Rouen. Mais Romain lui n’en avait pas peur. Aussi quand il réclame un compagnon de route pour aller la capturer, personne ne veut y aller… Personne sauf un condamné à mort qui n’a plus rien à perdre. Bien lui en fît puisque les deux lascars parviendront à dompter la bête , ce qui vaudra les honneurs à Romain, et la liberté au condamné. Pour commémorer l’événement, le roi (Dagobert, celui de la culotte…!) décidera ensuite chaque année de libérer un prisonnier. Bref au XIème siècle comme je le racontais plus tôt, on installe les reliques de Romain et ce qu’il reste de la Gargouille dans la cathédrale de Rouen. Vu le peuple qui se pointe à cet événement, près de 10 000 personnes, parmi lesquels des baladins et autres artistes, on décide de refaire la fête l’année suivante. C’est le prisonnier gracié qui aura l’honneur de présenter les reliques. La Foire Saint Romain est ainsi née. Pour l’instant c’est la bien nommée Fête du Pardon. Dans un quartier à l’époque très commerçant (Le quartier Beauvoisine, pour ceux qui connaissent), auquel s’ajoute un grand marché aux bestiaux le 23 octobre, jour de l’ouverture, les artistes de rue trouvent rapidement leur place pour assurer l’animation.  La Foire du Pardon durera sous cette forme jusqu’en 1790, laissant peu à peu de plus en plus de place aux spectacles, pour devenir au XIXème siècle une fête animée par les forains puis une véritable fête foraine au sens où nous l’entendons de nos jours. En 1983 elle quitte le quartier Beauvoisine (plus précisément les boulevards qui bordent la place du Boulingrin, encore pour ceux qui connaissent) pour les quais de la rive gauche où elle s’étend depuis sur près de 2 kilomètres. 

Pour tous les goûts (?) 
Comme toutes les fêtes foraines de cette envergure, je ne vais pas vous conseiller d’y foncer avec des enfants en bas âge. D’ailleurs les embouteillages piétons dus aux nombreuses poussettes en plein dimanche après-midi ça calme assez vite. Chez nous, petit Monsieur du haut de ses trois ans a supporté la marche, bon je vous rassure on ne l’a pas traîné sur toute la longueur aller-retour… Des épaules-de-papa ne sont ceci-dit pas du luxe dans ce genre de sortie ! Côté manèges, vous trouverez évidemment tout ce que vous voulez et bien plus qu’il n’en faut si vos enfants sont du genre à réclamer !!

Pour les manèges à sensation, la trouillarde que je suis ne saura vous en conseiller mis à part le Sweety que j’ai dû tester il y a 15 ans, donc c’est vous dire, et le Crazy Danse qui doivent être mes limites question trouillomètre… Mais vus la hauteur, la vitesse, et les noms des « grands manèges », je pense que les amateurs seront servis…!

Côté jeux, pareil, sur 2 kms de long il fallait s’en douter, mais à noter cette année quelques nouveautés-pompes-à-fric, comme le nouveau concurrent des fameuses pinces qui consiste à placer un espèce de ciseau face à un fil pour le couper et faire tomber les derniers produits high-tech à la mode… Evidemment comme pour les pinces ça ne tombe jamais comme il faut !

© desperatecouchptatoe

Machines à sous
© desperatecouchptatoe

Côté bouffe (passons aux choses sérieuses…), UNE adresse à ne pas manquer, l’Ours Noir. Une institution à la Foire de Rouen, et pas que puisqu’il tourne dans tout le nord de France et même dans l’Est. Une bonne adresse parce que s’approvisionner exclusivement auprès de producteurs locaux, et faire ses frites maison quand on se pose dans les foires c’est tout de même une démarche à saluer. Et le succès est du coup au rendez-vous. Il faudra donc compter une bonne demi-heure (minimum!) de queue avant de pénétrer dans une tente où on sera parqués comme des bestiaux pour déguster le fameux cochon de lait grillé avec une bonne bière. Bref faire la Foire Saint Romain sans manger à l’Ours Noir, c’est comme aller en Italie sans manger de pâtes… Si après ça vous avez encore faim, pas d’inquiétude, je vous rappelle qu’on se trouve dans une fête foraine alors par ici les chichis !

Et à la nuit tombée, toutes ces lumières sur Rouen le long de la Seine, c’est tout simplement magnifique, de quoi égayer le mois de Novembre généralement bien terne !

La Foire Saint Romain reste quasiment un mois, et Rouen n’est qu’à une heure de Paris, donc à une heure de partout, non ?

Alors ça vous tente ?

Pratique : En 2013 – Du 26 octobre au 21 novembre
Le long des Quais de Seine – Rouen Rive Gauche
Foire St Romain
Et si vous voulez « liker » :
https://www.facebook.com/Foirestromain

Un samedi à Paris… Le Jardin d’Acclimatation

Samedi dernier nous avons gravité autour de Neuilly. La classe quoi. Je peux aussi commencer par : Samedi dernier nous avons gravité autour du bois de Boulogne. Tout de suite moins classe. En réalité nous étions entre les deux, dans un endroit de rêve pour les familles, le jardin d’acclimatation !

En compensation d’un week-end a la découverte des châteaux de la Loire (le billet sur le zoo de Beauval ne sera finalement pas pour tout de suite…) tombé à l’eau, et devant nous rendre sur Paris samedi soir, nous avons opté pour ce charmant jardin de 19 hectares fondé en 1860 par le zoologiste Isidore Geoffroy Saint Hilaire. Bon ok, aujourd’hui c’est le groupe LVMH qui en est l’heureux propriétaire… mais depuis que Bernard Arnault s’est fait refuser la nationalité belge, l’enrichir un peu plus c’est appauvrir un peu moins l’Etat français, non ? o_o  A moins que ce type d’activité soit défiscalisée… Peu importe, pour les loisirs en famille pas de politique qui compte, sinon on se refuserait de céder à l’impérialisme américain en allant chez Mickey ! Avouez que ce serait dommage !

But premier de ce jardin lors de sa création, introduire et acclimater diverses espèces exotiques pour des besoins agricoles et pour l’agrément des visiteurs. Entre le jardin scientifique et le parc de loisirs, on y verra se succéder un grand nombre d’activités jusque dans les années 1950, ou il prendra sa vocation actuelle. Parmi ces activités, parc zoologique (dont les derniers animaux seront abattus pour nourrir les parisiens durant la guerre de 1870) centre de conférences, cirque, aquarium, cinéma de plein air, fête foraine, et même, sa forme la plus condamnable, parc ethnologique, qui se traduisait par « l’exposition » d’êtres humains, des tribus lointaines puis coloniales.

Aujourd’hui le « multicartes » est toujours d’actualité ! Et on sent le lieu chargé d’Histoire et d’évolutions permanentes. Et on se retrouve hors du temps, que ce soit devant les kiosques d’entrée, dans les allées plantées de multiples espèces florales et arboricoles, au théâtre de Guignol, au cœur d’une fête foraine, ou d’une ferme, au milieu des paons, dans le petit train, j’en passe… C’est tout le charme de ce parc !

Pour les activités à y pratiquer, le concept est tout a fait intéressant. Vous payez un droit d’entrée dans le parc, et si vous le souhaitez, vous achetez un carnet de tickets à dépenser sur chaque attraction : balade en bateau sur la rivière enchantée, manèges pour petits et grands, balades à dos de poney ou de dromadaire pour les enfants, pêche aux canards, petit train,… Ma bouille d’amour s’est amusé comme un petit foufou, à excellé à la pêche aux canards, ce qui lui a valu un petit lot, bien entendu aussitôt égaré…

Coté restauration, comme toute sortie sans bouffe n’est pas une vraie sortie, la par contre c’est du foutage de gu…. Les services de restauration rapide sont hors de prix et pas bon du tout… Il y a quand mêmes plusieurs restaurants sur le site, a tester on ne sait jamais !…

A noter en 2014 l’ouverture prévue au bord du parc de la Fondation Louis Vuitton, dont le bâtiment actuellement en construction, conçu par l’architecte Franck Ghery, est pour les amateurs d’archi contemporaine comme moi une superbe création.

Donc, au bout d’une bonne journée de jeux et de balade, on peut dire que la famille valide le jardin d’acclimatation ! Mais la prochaine fois on prendra nos sandwiches 😉

Les infos pratiques sont sur le site du jardin d’acclimatation, qui comme le parc est très bien fait :

Un samedi à Thoiry !

Thoiry

Je suis là !

Ouvert au public depuis 1968 dans le domaine du château de Thoiry, le parc zoologique du même nom fut le premier de ce type en France. Sa particularité ? Une réserve africaine, à découvrir à la manière des safaris, c’est à dire en voiture au milieu des animaux en liberté. Pas facile de convaincre « Monsieur » de rouler jusque dans les Yvelines pour se faire un zoo en voiture… Mais rassurez-vous comme « Lui », la seconde partie du zoo est plus old-school et donc se fait à pieds ! Voilà donc la petite famille en route pour Thoiry avec « Petit Monsieur » tout fou fou d’aller voir des lions…

Bon déjà c’est pas donné… 28.50 € pour la visite complète et 22 € pour les plus de 3 ans, (château inclus ceci-dit, mais quand on y amène la marmaille, ne pas espérer tout voir en une journée ). Pour nous merci les ventes privées, qui nous ont allégé la note de 10 € par personne ! Après rien ne vous empêche d’être sélectifs, car ils ont saucissonné les parcours, ce sera donc moins onéreux de ne visiter que le zoo ou que la réserve africaine. Une fois dans le domaine, comme dans tous les #attrapestouristesenfamille évidemment on raque encore, mais c’est de bonne guerre, on sait à quoi s’attendre. Précisons dès maintenant que notre jour d’expédition est tombé le #premiersamediensoleillédumoisdejuin…

Noir – de – monde ! Jamais vu autant d’enfants au mètre carré, même pas chez Disney… Et qui dit plein d’enfants partout dit familles nombreuses, parents sur les nerfs, ce qui déteint sur les gosses, qui crient et qui pleurent, ce qui énerve les parents, qui crient à leur tour,…bref… De quoi flatter mon ego de maman-fière-de-son-loulou-tout-sage et qui a marché tout du long dans la partie zoo sans broncher (un seul « bras maman » sur une journée à piétiner – bravo mon fils).

 

Château de Thoiry

Le château de Thoiry

 

La réserve africaine et la réserve nord-américaine
C’est la partie que l’on visite en voiture. Ce qui m’a le plus énervée à Thoiry, c’est (comme souvent ce qui m’énerve) l’incivilité – et l’imprudence de certaines familles. Je m’explique : une réserve africaine avec des animaux en liberté, des consignes de sécurité (en 4 langues !) tous les 100 mètres qui rappellent que les fenêtres des voitures doivent rester fermées, que les véhicules ne doivent pas rester à l’arrêt trop longtemps, qu’il faut rouler à 20 km/h et pas plus vite… Et des dizaines de voitures fenêtres grandes ouvertes, toits ouvrants surmontés de têtes blondes, qui se doublent les uns les autres et s’arrêtent à tout bout de champ pour que les gamins tendent la main aux bestiaux…! Là où j’ai eu peur c’est quand les gamines de la voiture de devant restaient la tête et bras dehors devant un ours qui accourait…! Leur père a même failli leur écraser la tête en remontant la vitre automatique quand il a vu le quadrupède débouler…

Bref, une impression départ en week-end sur le périph, mais malgré tout sous le soleil et tout près des girafes, éléphants et autres hôtes de la savane.  J’avais imaginé qu’on y verrait des lions, mais Thoiry les a déplacé dans la partie « pédestre » depuis 2011.  Du coup ça a un peu moins de gueule. Très impressionnant en revanche, le parc des ours, qui donne une bonne occasion de les voir d’assez près (un petit nounou qui passe devant la voiture ça change quand même des hérissons !).

Le parc zoologique

La partie pédestre du zoo est plutôt intéressante. L’infrastructure à toutefois vieilli et se retrouve mal adaptée à une fréquentation qui avoisine les 450 000 visiteurs par an. Résultat ça piétine de partout, les poussettes bloquent des files d’attente et ça s’agglutine devant les vitres et les grilles, décevant les petits loulous qu’évidemment les plus grands laissent rarement passer devant… Thoiry compense par l’animation, avec le nourrissage des animaux, mais là encore ça créé des embouteillages… Prenons les fauves par exemple, ces magnifiques animaux qui la plupart du temps dans les zoos passent leur temps à pioncer…! Et bien à Thoiry vous pourrez les voir bouger et même rugir, au moment du nourrissage. Si vous avez la chance de trouver une place dans le tunnel qui vous permettra de les observer au plus près. Une très bonne idée tout de même ce tunnel, qu’on retrouve aux lions et aux tigres, une première mondiale qui assoit avec le safari la notoriété et le succès du parc. La foule nous a fait louper les lions, mais le spectacle du tigre qui passe juste devant nous dans ce tunnel, génial (moi qui ne l’avais pas vu arriver, quelle frousse…) ! Mon petit bonhomme a adoré !
On a bien aimé aussi, le varan de Komodo é-nor-me, l’anaconda é-nor-me aussi, les suricates, trop mimis, les singes, évidemment toujours au top pour amuser les plus petits… Je vous passe les incontournables-des-zoos comme le jardin des biquettes à caresser, les loups qui se cachent pas mal mais savent aussi nous faire flipper au moment du nourrissage, etc…

Nous avons raté l’arche des petites bêtes faute de temps, ce qui n’est pas pour déplaire à la maman arachnophobe que je suis…

 

Pour conclure je conseillerai quand même Thoiry, mais un jour calme en semaine pour éviter la foule. Parce qu’après tout ce qui compte quand on visite un zoo en famille, c’est que nos loulous puissent voir des tigres et des lions ! Et des suricates…! Et puis quand on a visité La Palmyre, difficile de trouver un zoo aussi top… Je vous dirai prochainement si Beauval est à la hauteur ! Déjà fan à l’idée de voir des pandas…!