Il revient quand Bertrand ?

L’autre jour j’étais en voiture pour me rendre au dernier cours de gym avant les vacances quand sans vraiment trop écouter la radio branchée sur Europe 1, j’ai capté quelques mots qui attirèrent mon attention : « websérie (déjà quand il y a série sûr que j’écoute un peu plus…)… arte creative… s’installe chez son voisin  où il découvre que ce dernier est connecté sur toutes les webcams de l’immeuble… à voir…bon scénario »

Quelques jours plus tard une copine partage ce lien sur Facebook, ça me rappelle ce passage radio alors je clique… J’ai bien fait !

Ça s’appelle « Il revient quand Bertrand? », c’est une websérie de 10 épisodes de 8 minutes (bref, ça s’avale vite fait bien fait) et ça se mate sur Arte Creative, le site dédié à la pop culture développé par Arte. Et donc ça raconte un moment de la vie de Bertrand, qui en break avec sa « Magalou », se retrouve chez Gus le voisin du dessus, où il découvre que ce dernier a piraté toutes les cameras et webcams de l’immeuble. Je vous laisse deviner la suite…

On devient alors comme Bertrand des vilains voyeurs qui regardent ce qui se passe chez Magalou, comme l’arrivée d’Henry le beau globetrotter en couchsurfing… tout en naviguant sur les réseaux de sociaux de chacun pour suivre l’envers du décor… Ce qui donne à Bertrand l’idée de faire croire à son ex qu’il part s’éclater autour du monde… et de suivre en direct ses réactions pour essayer de la reconquérir.

Je n’explique pas très bien alors le mieux pour vous faire une idée c’est d’aller mater la série ! Parce que c’est brillant ! Mais alors très très brillant ! Je n’avais pas autant gloussé depuis un moment et les comédiens sont vraiment excellents, Bertrand Usclat en tête avec ses faux airs de Dawson et sa maladresse à la Hugh Grant dans ses meilleurs films.

L’incursion des statuts Facebook, Instagram, et même Tinder sur l’écran mêlée aux images de vidéosurveillance de l’appartement de Bertrand donnent au huis clos de départ un sacré mouvement, et des dialogues de haut vol font de cette série un petit bijou qu’on est obligé de regarder en une fois. Et qu’à la fin même si le one shot est parfait et qu’il ne faut surtout pas de suite, on a quand même envie de dire : Il revient quand Bertrand ?

Une belle claque !

Alors qu’est attendue la série « Top of the Lake« , de la réalisatrice Jane Campion, l’Australie semble devenir prolifique niveau séries TV… Perso, à part Hartley Coeurs à Vif, je n’avais jamais songé au fait que les australiens devaient eux aussi avoir leurs séries ! Et avec The Slap, ils ont tapé dans la qualité. De quoi se prendre une belle claque sur les 8 épisodes.

A partir d’un pitch simple  (un sale gosse se prend une claque lors d’un barbecue entre amis), c’est l’analyse de toute une société qu’on se prend en pleine face. Adaptée du roman du même nom écrit par Christos Tsiolkas en 2008, c’est Arte qui nous l’a offerte en France en septembre dernier. Et Arte a bien fait.

En plus on y retrouve quelques têtes connues : Melissa George (Rosie, la maman du giflé), qu’on a pu voir dans Grey’s Anatomy, Alex Dimitriades (Harry, le gifleur), l’un des héros du précédemment cité Hartley Coeurs à Vif (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… et encore connaissent-ils ?), Jonathan LaPaglia (Hector, chez qui la gifle arrive, pendant sa fête d’anniversaire), un peu moins connu mais quand vous verrez sa tête vous aurez l’impression de l’avoir déjà vu, vu que c’est le sosie de son frère Anthony, le Jack Malone qu’on ne présente plus… Citons aussi Sophie Lowe, qui interprétera Alice dans Once Upon a Time in Wonderland, le spin-off de Once Upon a Time…

The Slap, la série qui fout une claque !

Harry, Hector, Rosie et son fils, Aïcha

The Slap, ou comment une gifle peut révolutionner des vies… 

Chaque épisode nous donne une tranche de vie de chaque personnage, à partir de cette gifle, et durant les semaines qui suivent. Chaque vie suit son cours, mais chaque vie est chamboulée par ce micro-événement : Les couples se déchirent, les amis se fâchent, chacun étant obligé de prendre parti, chacun devant prendre une décision entre l’ami, la famille, et ses convictions profondes. La race humaine et son paradoxe y sont disséqués, les stéréotypes raciaux, générationnels, sociaux et culturels ne sont pas épargnés, et le reflet de la société qui s’y dévoile n’est finalement pas propre qu’à l’Australie… C’est certainement pour ça qu’on se retrouve à patater devant la série…!

Le parti pris de filmer les événements à travers le point de vue de chacun rend la complexité d’un événement à priori banal des plus saisissantes. L’interprétation des comédiens est des plus justes (à suivre impérativement en V.O bien entendu !) et Tony Ayres (le réalisateur NDLR) nous donne vraiment envie de lire le roman.

Je ne saurai donc que trop vous conseiller le visionnage de The Slap, d’autant qu’Arte nous propose encore le Replay, bon ok comme souvent il est en V.F, ce qui va à l’encontre de mes principes mais peut-être pas des vôtres alors enjoy ;-D